ARCANA, Cantar De Procella

ARCANA
Cantar De Procella
1997
Suède
Medieval heavenly dark ambient

01. The Opening Of The Wound
02. Chant Of The Awakening
03. The Song Of Solitude (The Cry Of Isolde)
04. Void Of Silence
05. Cantar De Procella
06. Aeterna Doloris
07. The Song Of Preparation
08. God Of The Winds
09. The Dreams Made Of Sand
10. Gathering Of The Storm
11. La Salva De Profundis
12. The Tree Within

Préparez vos chausses à pointe, vos cottes de mailles et vos moutons dondaines, Arcana arrive ! Groupe emblématique du label Cold Meat Industry, Arcana s’illustre comme étant l’une des formations les plus intéressantes du genre dark ambient. Après un très bon premier album sorti en 1996, Dark Age Of Reason, le groupe suédois persiste et signe avec Cantar De Procella. En effet, Arcana semble avoir trouvé sa voie en oeuvrant dans un style moyenâgeux très abouti. Il n’y a pas beaucoup à gratter pour se rendre compte que les Suédois s’inspirent largement de Dead Can Dance, mais ils ont su néanmoins créer un univers bien à eux. Il est vrai que les ressemblances sont nombreuses avec le combo australien : duo vocal homme/femme éthéré et énigmatique, atmosphères envoûtantes médiévales ou orientalisantes (comme sur Le Serpent Rouge pour Arcana), etc. Cantar De Procella est une véritable réussite. Le duo fonctionne à merveille avec une légère prédominance du chant masculin de Peter Bjärgö. Sa voix chaude retranscrit bien l’ambiance des cloîtres et des monastères, digne du Nom de la rose. Cela se voit en particulier sur « The Song Of Preparation », titre très court, chanté a cappella, qui rappelle indubitablement les chants grégoriens. Quant à la voix d’Ida Bengtsson, la chanteuse, elle est également très belle. On l’entend notamment sur des titres poignants, comme « The Song Of Solitude (The Cry Of Isolde) » ou « The Tree Within ». De plus, l’harmonie des deux voix est parfaite, spécialement sur la chanson « Cantar De Procella ». La musique n’est pas en reste. Extrêmement atmosphérique, elle construit un climat propice à la contemplation grâce à de magnifiques nappes de clavier. L’ambiance dégagée est très onirique et on reste accroché à ces sons tristes mais enveloppants. Cet album montre que ce groupe est très talentueux. L’apparente simplicité de la musique sert prodigieusement l’émotion qu’elle transmet. Rien n’est superficiel (à part peut-être quelques envolées instrumentales sur « The Opening Of The Wound » ou « Aeterna Doloris »), tout ici a pour but de faire rêver l’auditeur à un monde enchanté peuplé de licornes, de belles damoiselles et de sages moines détenteurs de la connaissance… divine.

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