Que la lumière soit ! Interview de Raja Ram

Raja

L’Australien Ronald Rothfield, plus connu sous le pseudonyme de Raja Ram, est un sacré personnage. Agé de presque 75 ans, il a commencé à se faire connaître dans les années 1960/1970 comme flûtiste du groupe de rock psychédélique Quintessence. Aujourd’hui, il est l’une des plus importantes figures de la scène psybient mondiale grâce au mythique projet Shpongle, formé avec Simon Posford. Nous l’avons rencontré au festival hongrois O.Z.O.R.A. où il donnait une conférence extrêmement intéressante sur l’« illumination ». Il y évoquait certaines de ses expériences, la nécessité de faire de la discrimination envers les personnes néfastes pour soi, ainsi que son amour pour… le LSD ! C’est avec sa grande gentillesse habituelle qu’il a répondu à nos questions portant entre autres sur sa conception de la vie et de la mort, son meilleur souvenir lié à la musique, et son secret pour rester jeune !

Quelle est la chose la plus importante pour toi dans la vie ?
Je dirais : respirer, avoir une famille, donner des concerts.

Quelle est ta conception de la vie et de la mort ?
La vie est le cadeau le plus précieux. La mort n’est pas grand-chose, il s’agit juste de la prolongation de la conscience désincarnée. Cela va et vient éternellement, sans début ni fin.

Quel sens donnes-tu à l’illumination ?
L’idée est de démarrer de l’obscurité. Ensuite, on voit une lumière brillante. Il faut se diriger vers la lumière et s’éloigner de l’ombre !!

Quels sont les penseurs qui t’inspirent ?
Il y en a tellement. Tous les grands penseurs ont une importance pour moi. Terence McKenna a été quelqu’un de primordial.

Quel est ton moteur créatif ?
Mes moteurs créatifs sont simples : me lever le matin, faire des trucs, être heureux, planer, être généreux, sourire et me dire que je suis très très chanceux !

Quelle a été ta meilleure expérience musicale ?
J’en ai plusieurs. Le concert de samedi dernier au Hadra en France. L’O.Z.O.R.A. cette année, ainsi que le concert donné avec 1200 Mics en Israël. Je peux citer aussi le live spécial de Shpongle au Red Rocks (Colorado). 10.000 billets ont été vendus avant le show, on jouait à l’extérieur, dans les Rocheuses, et l’herbe était légal !!! Quelle nuit !

De Quintessence à Shpongle, il y a un fossé stylistique. Comment as-tu découvert la scène Goa et pourquoi as-tu choisi de faire de la musique psy ?
C’est toujours moi, je n’ai pas changé, j’ai toujours la même flûte et le même point de vue. La musique est quelque chose d’amusant. Je suis allé à Goa en 1989, cela a changé ma vie et chaque jour est de plus en plus intense depuis. J’ai acheté un ordinateur en 1982, c’est comme ça que tout a commencé.

Qui sont les artistes ambient que tu aimes ?
Il y en a tellement. J’apprécie tout particulièrement Eno, la musique de flûte indienne, la musique classique lente…

En-dehors de la musique, quelle expérience ou rencontre a été indélébile pour toi ?
Il y en a plusieurs : avoir une famille, prendre de la DMT, être entouré d’amis ; aimer ma vie tout simplement, rencontrer divers artistes…

Quel est ton ingrédient secret pour rester aussi jeune ?
Je vais avoir 75 ans l’année prochaine et j’ai l’impression de tout juste commencer à vivre ! Pour moi, les choses essentielles pour ne pas vieillir sont : la danse, les bonnes drogues, une vie plaisante, et aussi avoir une direction spirituelle.

Quels conseils pourrais-tu donner aux jeunes ou aux nouveaux musiciens ?
Ce que je peux leur dire est de se lancer. N’attendez rien, faites-le uniquement pour l’amour de le faire et brisez toutes les barrières !

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