La défaite des Cimbres et des Teutons par Marius (1853). Musée des Beaux Arts de Lyon

Voici un commentaire poétique d’une peinture de François-Joseph HEIM.

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Ici pas de grand texte analytique , mais juste des impressions prises sur le moment est mise en vers :

Des deux Cotés du fleuve était l’arbre de vie qui porte douze fruits et donne son fruit chaque mois ; et les feuilles de cet arbre sont pour guérir les nations.

Apocalypse selon St Jean Chap.XXII,2

Devant moi une Apocalypse sans commune mesure.
Je me sens tomber dans des tumultes profonds.
Un choc de civilisations par la victoire de Rome en peinture,
Et la Défaite des Cimbres et des Teutons
Mais aurais-je pu imaginer un si terrible vision ?
Tel un tableau de Michel-Ange transformant la création
En un redoutable et effrayant Armaggedon.
La mort se fait sentir dans une immense peinture.
Par la Splendeur de leur peine , les barbares nous émerveillent.
Femme et enfant ont peur.
Femme et enfant meurent.
Je ne peux détacher mes yeux de cet enfant et de sa mère,
Son regard est le témoin d’un véritable enfer.
Nul n’est bon ni mauvais dans cette étrange guerre.
Ne serait-ce pas Marianne que représente la mère ?
Je sens dans cette représentation certains airs de révolution
Ainsi que beaucoup de magnificence dans ces civilisations.
A travers ce désespoir je pense qu’il faut garder espoir,
Et apprendre la Paix de cette terrible histoire.
Par ces mots maladroits je vous présente mon émotion,
Pour vous décrire ce tableau digne du Parthénon.

Texte publié dans le magazine universitaire Dédales de l’université Lyon 2 –  avril 2003

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