Présentation de la Chronique de 1344 de Pedro Alfonso de Barcelos

Les conflits de civilisations existent depuis la nuit des temps, et l’actualité nous en montre malheureusement quotidiennement les effets. Orient contre occident, chrétiens contre musulmans, la guerre renaît sans cesse. Cependant, comme l’exprimait Isidore de Séville en son temps, l’histoire n’est elle pas  « le récit de ce qui est arrivé grâce auquel la postérité est instruit du passé » ? L’histoire n’a-t-elle pas valeur d’exemple?

Dans ce cadre, il  semble intéressant d’étudier l’histoire de la péninsule ibérique au Moyen -Age, l’histoire d’Al Andalus. Une histoire avec son lot de guerres mais aussi avec une forte valeur d’exemple de cohabitation entre des peuples différents. Certes l’un des peuples a prit un jour le dessus et chacun a donné sa propre vision mais l’histoire de la péninsule en reste néanmoins d’un incomparable intérêt.
Les sources historiographique sur la conquête musulmane de la péninsule ibérique sont relativement peu nombreuses, et la légende y côtoie intimement l’histoire. Ce phénomène a entraîné de nombreuses exagérations et est à l’origine de certaines traditions aberrantes dans l’historiographie espagnol qui ont aboutit à une négation des invasions musulmanes par les contrées à l’origine de la reconquête de l’Espagne. Une tradition qui persista jusqu’à récemment avec Ignacio Olague, et son ouvrage de 1969, les arabes n’ont jamais envahi l’Espagne comme le souligne Pierre Guichard dans l’un de ses ouvrages(1 )
Avec les avancés de la méthode historique ce genre d’idée a pratiquement disparu. Cependant cela  a laissé des traces dans l’ historiographie ibérique, et bon nombre de chroniques anciennes, même dans le cas ou elle ne nie pas forcement la présence arabe, minimise tout du moins celle-ci, et font prévaloir l’idée de la prépondérance d’un Espagne chrétienne aux idées nationalistes.
Le texte que nous avons choisi d’étudier ce démarque singulièrement par rapport à ce genre de chronique. L’ouvrage est une chronique du XIV ème siècle, dans son édition espagnol de 1970.
C’est la Cronica de 1344 qu’ordonna le comte Pedro Alfonso de Barcelos. Nous allons ici faire une présentation de cette source. Dans un premier temps nous nous intéresserons donc au contexte historique en rapport avec l’œuvre. Dans un second temps nous essayerons de voir en quoi se définit celte chronique, quel est son genre. Ensuite nous pencherons plus particulièrement sur l’historiographie en rapport avec notre œuvre et le positionnement de celle-ci par rapports aux autres textes. Enfin nous nous intéresserons à l’œuvre elle-même, son édition et ses particularités.

I)Contexte Historique

Il parait difficile de présenter le contexte historique direct de notre œuvre sans faire une présentation de l’histoire du nord de l’Espagne dés l’époque Visigotique.
Cette période de l’histoire fut cruciale pour la suite historique et historiographique de la péninsule. C’est à cette époque ancienne que le royaume barbare se confondit pour un temps avec l’Hispania et réalisa une unité territoriale (Unité qui reprit  une certaine réalité aux dates d’écriture de notre texte.)
Le royaume Visigoths fut l’un des plus importants royaumes barbares d’occident, mais les crises économique et politique eurent raison de lui. En 711, avec la mort du Roi Rodrigue le royaume s’effondra suite à l’invasion éclair de la péninsule par le musulman Musa Ibn Nusayr.
Après quelques temps obscurs où les conquêtes Arabes écrasèrent littéralement l’ancien pourvoir, des peuples du nord de la péninsule entrèrent dans une phase de « Reconquête ». Les rares enclaves chrétiennes, que les sarrasins avaient laissé subsister dans les régions montagneuses du nord, émergèrent ainsi peu a peu comme des royaumes avec qui il faudrait compter. Leurs rois acquirent une certaine puissance, et s’illustrèrent par des actes de bravoures légendaires sur les champs de bataille. On peut ainsi citer la figure mythique de Pélage (Pelayo) ou encore le Roi Alphonse 1er (739-757), qui ajouta la Galice aux possessions des Asturies ….
Cette soi disant « Reconquête» suivait en fait une idéologie selon laquelle le royaume Asturien se voyait descendant  des Visigoths. Une justification fausse qui entraîna l’utilisation erronée de ce terme alors que les peuples concernés n’avait aucun rapport avec les anciens maîtres de l’espagne.
Poussant vers le sud, leurs successeurs  atteignirent le Léon, et la découverte du tombeau présumé de saint Jacques sous Alphonse II (791-842) rehaussa le prestige de la monarchie asturienne, donnant désormais à la reconquête la tonalité que l’on connaît.
Le royaume de Navarre prit lui aussi rapidement une large importance au cours du Xe siècle avant de se faire devancer par l’Aragon et la Castille.
L’Aragon finit par adopter une orientation méditerranéenne, tandis que la Castille, située au centre de la péninsule, se constituait petit à petit comme le principal moteur de la reconquête chrétienne de l’époque (prise de Tolède en 1085 par Alphonse VI(2) ).
À l’origine comté autonome rattaché à la couronne du Léon, la Castille était, aux confins de l’Espagne islamisée, le berceau d’une société dynamique … La Castille continuera donc à se démarquer, Alphonse VIII de Castille menant ainsi ses troupes, renforcées de celles d’Aragon et de Navarre, à la bataille de Las Navas de Tolosa (1212) ou ils vainquirent triomphalement les Almohades. À l’issue d’une série de victoires (prise de Séville en 1248, bataille du Salado en 1340, etc.), seule Grenade restera aux mains des musulmans.
Le 14eme siècle fut donc marquée par une Castille devenue une puissance hégémonique(3) . Mais la péninsule subissait une période de crise et de croissance économique fluctuante. L’arrêt de la conquête freina le développement, et les fa, pestes et guerres se succédèrent entre les anciens alliés chrétiens. Querelles dynastiques et guerre civiles se succédèrent en Castille jusqu’à l’arrivé des Trastamares en 1369. Avec leur arrivée, le pouvoir va peu à peu prendre forme et rétablir l’ordre. De son coté le Portugal suivait une évolution similaire, les crises laissant place a une période de stabilité avec l’arrivée de rois comme Don Dinis qui formèrent un vrai état nation.

Le conté de Barcelos dont est originaire l’auteur de notre chronique est ainsi une localité de ce Portugal nouveau. C’est un endroit proche de la frontière Nord actuelle, dans la région de Minho, à l’ouest de la ville de Braga. Barcelos est le premier conté territorial du Portugal.
Il fut créé par le roi du Portugal Dionis I ou Denis 1er le Libéral (Lisbonne 1261 -Odivelas vers 1325). C’est le père de l’auteur de notre chronique. Dionis I, fils d’Alphonse III et de Béatrice de castille, fut très tôt roi du Portugal. Il régna de 1279 à 1325.
Quand il arriva au pouvoir le royaume était en conflit avec l’église. Il régla rapidement le problème par la signature d’un traité avec le Pape Nicolas III. Il promit alors de défendre les intérêts de Rome au Portugal, et concéda l’asile à l’ordre des Templiers persécuté en France qui fut ainsi renommé l’Ordre du Christ en 1319. L’ordre devient ainsi par cette sorte de nationalisation, le premier ordre portugais. On assiste à une certaine incorporation, « nationalisation» des ordres militaires portugais, pour les soustraies à la main mise du royaume de Castille(4) .
En fait la monarchie cherchait à contrôler l’église comme on le voit plus tard avec le contrôle et l’autorisation de la promulgation des bulles pontificale.
Dans le contexte politique, « Don Dinis » du intervenir dans diverses conflits mineurs, et réalisa certaines conquêtes. Médiateur, il prit position comme arbitre en 1304 entre la Castille et la couronne Catalano-Aragonese pour des problèmes de frontières. Frontières qui prirent à l’époque leurs formes quasi définitive (citons par exemple le traité sur les limites de frontières Portugal Castille avec Ferdinand IV en septembre 1297).
Il se préoccupait aussi du développement de la force économique des cités et de sa région et instigua la tradition maritime portugaise. En favorisant le développement de l’agriculture, et en donnant une impulsion nouvelle au commerce maritime et à l’exploitation des mines, il fit entrer son pays dans la cour des grands… Ce fut donc un personnage crucial dans l’histoire du Portugal.
Homme de culture, lettré de son temps, il fonda l’Université de Lisbonne en 1290. Elle fut transférée en 1307 à Coimbra. Notons que ce phénomène de création de grandes écoles et université fut significatif à l’époque comme l’a montré Jacques le Goff (5) .
Denis I se  instigua le portugais au détriment du latin comme langue officiel. Il fut poète, composa 138 cantiques Cantias d’amord’amigo, d’escarnho.
De plus, dans le domaine de l’écrit, commença sous son règne la rédaction des premiers documents juridique portugais. Il fut l’instigateur de la publication d’une sorte de noyau de code civil, une démarche parmis tant d’autre pour réaliser l’organisation du Portugal. Ce fut donc un roi vecteur de stabilité.
On le dépeint comme un roi bénéfique pour son pays, il favorisa diverses institutions de charité, fut défenseurs des pauvres, aidant les classes moyennes. Le soutien de Sa femme, Isabelle d’Aragon, Reine de Portugal (né en 1271 – morte en 1336) joua sûrement un rôle. Après la mort de son mari, elle se retira dans le tiers ordre de saint François et fonda un monastère à Coimbra. Elle devint sainte.

Notre auteur, sûrement un bâtard du roi ne posséda pas la chance d’être roi du Portugal. L’infant Alphonse IV le Brave (Lisbonne, 1291 – id., 1357) succéda à son père el régna de 1325 à 1357. Mais la succession ne du pas être facile puisque, il fera exiler en castille son frère et rival, Alphonse Sanche.
En 1314, le conté de Barcelos fut donc confié à Pedro Alfonso des Barcelos (1285-1354), c’est probablement l’auteur de notre texte. il fut troubadour et héraldiste. La déduction de l’auteur de cette chronique provient de la confrontation de la chronique de 1344 avec le  Livre des Linhagens, ou « Livre des lignages » du comte de Barcelos. On justifie aussi qu’il fut probablement l’auteur par le fait qu’une partie de la chronique à pour sources la chronique du Maure Al-Rasis et que cette chronique d’origine musulmane avait quand a elle été traduite sur l’ordre de son père Don Dinis.
Il fut aussi le compilateur du Livres des Cantiques. Il du subir une fin de règne sûrement difficile puisque la grande peste arrive en 1348.

II)Genre et définition de la chronique de 1344, une chronique universelle ?

Pedro Alfonso de Barcelos fut donc probablement l’auteur du manuscrit de notre ouvrage. L’œuvre se situe dans la tradition de la chronique universelle avec une forte influence généalogique, l’auteur étant influencé par l’un de ses ouvrages précédant, Le Livre des lignages écrit en 1343.
Cependant, avant de rentrer plus amplement dans la présentation même de cette chronique il convient donc de présenter les différents genres historiques de l’époque que sont les annales, les chroniques et les histoires universelles:

  • Les Annales sont des textes apparu dans la fin du VII ème siècle, ce sont alors de simple notes écrites en marge des tables pascales, qui deviennent ensuite des notices décrivant dans l’ordre chronologique les évènements du passé. Ce sont toujours des notes assez brèves … Une année ne comporte parfois que quelque lignes et fait rarement plus de deux pages.
  • Les Histoires ou aussi Chroniques Universelles (dont fait partie la Chronique de 1344) sont instaurées pour la première fois par Eusèbe de Césarée, elles sont souvent désignée par le termeChronica ou  Chronica Majora . Sa propre chronique   devient le modèle de l’histoire universelle. C’est le genre le plus important de l’histoire écrite à l’époque médiévale. Ce genre de texte est structuré dans un ordre chronologique, partant de la création du monde jusqu’à l’époque contemporaine de l’auteur. Au moyen age elles étaient souvent rédigées par des clercs dans un but à la fois religieux qui veut montrer l’importance de dieu dans l’histoire de l’humanité, mais aussi dans un but politique pour montrer la supériorité d’une autorité. Elle comporte donc souvent une assez longue partie sur l’histoire contemporaine de l’auteur.

Eusébe de Césarée ne fut pas le seul grand intellectuel instiguant les bases de l’histoire médiévale. Notons aussi l’influence de Isidore de Séville(6) . Il fut le dernier représentant de la culture historique antique, avec une pensée entre humanisme antique et culture chrétienne. Sous le règne de Sisebut, (612-621) il écrivit trois œuvre dans ce sens: Chronique,  De l’origine des Goths ouHistoria Gothorum , et son   Traité des hommes illustres .
Il considérait l’histoire intéressante car instructive et force d’exemple. Dans ses textes on note les influences chrétiennes, de la Bible, mais aussi des auteurs païens grecs ou romain(7) .
Il Définit le terme de chronique dans ses Etymologies sur l’origines de certaines choses (5,28), comme « l’enchaînement des époques ». IL définit aussi l’histoire comme « le récit de ce qui est arrivé grâce auquel la postérité est instruit du passé ». Avec la Chronique de Isidore de Séville, se crée la tradition de création d’une histoire universelle totale.

  • La Chronique à l’état simple, la chronique non universelle, a pour différence d’être surtout situé dans un cadre locale stricte (Monastère ou royaume, etc.). Elle est plus proche des annales et on veut y construire une histoire qui est un sens.

Notre texte comme toute chronique est donc un texte narratif, il se distingue par une certaine subjectivité, mais nous montre aussi sûrement une vision différente de celle du pouvoir castillan alors hégémonique. Ell suit dans son ensemble un plan à peu prés chronologique, Nous reviendrons plus tard sur la structure même de l’ œuvre.
Une chronique qui se veut universelle et qui est pourtant centrée en priorité sur l’Espagne et le Portugal. Christophe Picard note a se sujet dans son  Histoire du Portugal et de l’Espagne occidentale ù l’époque musulmane(8) que les chroniques chrétiennes comme arabes possèdent des bornes assez limitées quand on s’éloigne du pouvoir centrale « Elles n’étaient pas composées en vue de laisser à la postérité une meilleur connaissance de l’histoire de leur temps, mais établissaient un « panégyrique» en faveur du souverain que les auteurs servaient par leur talent d’écrivain ». D’ou l’omission de certains faits pouvant porter préjudice et donc l’existence de cette «histoire incomplète faite d’une succession d’évènement »…
Les sources adverses remplissaient parfois les lacunes …. Mais à l’importance parfois gênante pour l’historien de ce genre de chose, s’ajoute aussi la vision même de l’auteur, sa description des gens de son temps. Les textes ne sont parfois d’aucune valeur historique ou n’apportant que des informations basiques sur les grands personnages de l’époque, mais nous renseigne toutefois sur l’auteur et les mentalités de la société dans laquelle il vit.
Pour en finir sur la présentation générale de l’œuvre de du comte de Barcelos, notons que l’œuvre est une source en langue vulgaire, en langue castillane. Ceci aura une importance dans la suite de notre présentation.

III) Histoires des sources ibériques à l’époque médiévale, une chronique portugaise en marge ?


Comme nous l’avons déjà exprimé dans notre présentation du contexte, 150 ans après la chute du dernier roi Visigoths et l’incorporation de l’Espagne au monde musulman, un petit règne chrétien surgit des montagnes d’Asturies et acquière une conscience historique. L’historiographie asturienne était née pour servir une thèse politique. Selon les chroniques de l’époque le règne Visigoths n’aurait jamais du cesser d’exister et les asturiens vont donc essayer de le restaurer. Les deux règnes n’ont pas de parenté, mais les asturiens vont pourtant se dirent leurs successeurs malgré l’absence de réel légitimité. Les premières chroniques asturiennes vont donc essayer de lier le présent et la géopolitique de l’époque à la vielle historiographie de Isidore de Séville, parfois dans le genre  national comme la  Chronica Gothorum isidorienne, parfois dans le genre des chroniques universelles. La nouvelle historiographie néo-isidorienne devient inamovible et va devenir l’histoire officiel du reine Astur-léonais durant les 3 siècles qui suivront et transmettrons l’idéal d’une Espagne gothique unifié et libre de tout domination musulmane.
Mais l’historiographie mise en place en Asturies et en Léon ne va pas entrer en émulation avec les régions périphériques chrétiennes. De plus L’intérêt historique, sera peu fécond et limité au Portugal, la Castille, la Navarre et l’Aragon, à travers les généalogies des annales.
Dans ses régions on va peu à peu oublier la tradition isidorienne et la Historia Gothorum. La soi-disant continuité du règne Visigotique en Léon va être ignorée …
Dans les provinces portugaises, on ne produira que les Annales Pottugalenses Veteres (987-1079) et quelques autres textes mineurs. On ignore le passé Visigotique en n’incluant que les oeuvres asturiennes surgit à l’époque de Alphonse III. Cependant la Portugal va aussi ignorer les changements quand la castille va monter en puissance et s’approprier l’historiographie Astur-léonaise. Au XIII ème siècle ce contraste entre le Portugal et le reste de la péninsule perdure.
Et ceci malgré l’existence du Liber Regum (entre 1196 et 1209), de la Cronica latina de los reyes de castilla(1236) et du Poema de Fernan Gonzalez(1250) qui reflète clairement l’opposition de Navarre, Aragon et Castille à une partie de l’interprétation historique léonaise. Le Portugal continue à rester à part, et ne développe donc que peu de tradition historique.
Même ce paysest en marge, notons toutefois q’un siècle avant notre texte et le développement des chroniques castillanes, c’est toute l’historiographie ibérique qui est presque moribonde. On note quelques efforts localisé, comme les Chroniques D’Alphonse III entre le IXe et Xe siècles, ou encore quelque initiative castillane ou léonaise comme la Chronica najerensis, ou la Chronica alefonsi imperatoris, En Navarre, seul le Liber Regum (1194) précédemment cité souligne une véritable persistance d’activité historiographique.
Un long silence historiographique couvre presque l’intégralité du règne d’Alphonse VIII (1158-1217) et les vingt premières Années de celui de Ferdinand III.. .. Vers 1220 encore, l’archevêque de Tolède Rodrigue Jimenez de Rada, appelé, pourtant, à être le plus grand historien du XIIIe siècle espagnol, se contente de faire traduire dans l’atelier de sa cathédrale le Liber Regum du navarrais au castillan.
Cependant  assiste à un tournant majeur avec Rodrigo Jimenez de Rada à Tolède en 1236. Le roi Ferdinand III, régnait alors en Castille depuis 1217 et en Léon depuis 1230 Cordoue, 1’ancienne capitale du califat d’Espagne venait de tomber entre les mains des chrétiens. Cette conquête, si symbolique, venait couronner un mouvement d’expansion sans précédent. Nous sommes à une période charnière, une période de changement. En historiographie, le Léonais Luc de Tùy met fin à son Chronicon ; on achève le texte anonyme des Chroniques latine des rois de Castille, Dés 1243, en Castille également, Rodrigue Jimenez de Rada conclut le De rebus Hispaniae, qu’il parachèvera en 1246.
Peu après 1270, l’atelier historiographique d’Alphonse X le Sage est prés d’achever son Estoria deEspana et a entreprit la composition d’une Historia Général. Le reste du règne de ce roi savant, étant occupé par la continuation ou la refonte de ces Compilations ambitieuses.
Après un long silence on assiste donc dans un intervalle de quelques années à la création de plusieurs chroniques majeures, rappelons que cela n’est pas sans rapport avec le dynamisme espagnol de l’époque. L’union du Léon et de la Castille, les défaites et le début du long effondrement du pouvoir musulman en péninsule ont une influence certaine.
Le Deuxième quart du XIIIe siècle, est donc une période de nette évolution. Le renforcement de la royauté, son application à consolidé les bases de l’État. Les relations entre les hommes, les politiques,les intellectuels, les idées changent et expliquent la prolifération de textes dans des sens différencier et avec de nombreux contrastes.
En Castille, grâce à l’importante démarche historique alphonsines, grâce au compilation de différents textes, les « Erreurs léonaise» vont être peu a peu atténué, On va remplir les trous en les complétant par l’histoire des autres règnes de la péninsule (Les histoires des Goths, Roms, Vandales, Arabes, complétèrent l’histoire existante et donnèrent moins d’importance a l’héritage du royaume Visigoths …).
Une vraie tradition historiographique c’est donc mis en place en castille. Sous Alphonse 11 , on peut dire que la politique mené est un politique moderne, inspiré de machiavel. On y note l’importance du lignage certes dans la société, mais aussi dans l’écriture et la politique.
A la fin du XIII ème siècle l’histoire officielle portugaise, contrairement a celle de Castille et de Léon ne s’était quand a elle pas développé, et c’est une historiographie de langue vulgaire qui a donc vu le jour. Mais même si de nombreux textes sont d’origine gaélique ou portugaise, bon nombre s’inspire du Liber Regum, œuvre la plus importante de son époque. Ainsi Le Cronicon Gal1ego-Portuges de Acenheiro utilisé par Barcelos dans notre Chronique de 1344, interpole sur le Liber Regum, on retrouvera aussi bon nombre de ses interpolations dans la Estoria de Espanade Alphonse X. Il y a parallélisme car ces textes ont du, tous les deux, utilisé une même source d’origine, une version du Liber Regum, Interpolado comme l’explique la présentation de notre édition du texte. Le Liber Regum comme la Cronica de XX Reyes seront utilisé pour notre chronique surtout en ce qui concerne l’Espagne.
Pour le coté portugais on peut citer l’utilisation par Barcelos de la IVeme Chronica brève qui sert de matériel de base au livre des lignages et à la chronique de 1344. L’influence des chroniques Alphonsine sera de plus en plus importante, et cette tradition s’est déjà largement imposée sous Don Dinis. L’historiographie alphonsines et donc castillane a trouvé son chemin au Portugal et va s’affirmer avec le passage de l’histoire alphonsines en langue vulgaire (les hostilités entre les deux régions disparaissent).
En 1343 , notre auteur rédige  le Livre des Lignages, il écrit  un type d’œuvre qui va de soit dans la société de l’époque. Il va se servir du Libro dos cinco linhagens et du Livra do Deao , qu’il actualisa et en fit ainsi une œuvre très complète sur les grand lignages du Portugal.
Ce qui est original chez Barcelos c’est qu’il ne va pas se limiter au Portugal (comme c’est le cas dans la plupart des livres de lignages, souvent très localiser. Il élargit son livre jusqu’à y fait apparaître les empereurs antiques et les nouveaux monarques d’Europe. On voit clairement dans cette œuvre Pedro Alfonso de Barcclos est attirer par l’histoire et pas seulement par la généalogie.
Il convient ici de signaler certains caractéristiques des élites de l’écrit à l’époque. L’enseignement y est le plus souvent privé, souvent dispensé par une minorité. En Péninsule ibériques se sont le plus souvent des Musulman ou des Juifs. Cet état des faits a sûrement eu une influence dans la formation intellectuelle de l’auteur et explique sa bipolarité. Certes il fut logiquement influencé par la vision de  la Castille, mais son recours à des textes arabes montre la connaissance d’autres textes que ceux de la chrétienté.
La possibilité que le conte de Barcelos est eu un précepteur musulman peut être envisagé. Le livre des lignages de Barcelos devient ainsi l’un des premiers textes de l’historiographie portugaise en langue vernaculaire qui s’affirmera avec la chronique de 1344.

IV) L’œuvre elle même


Même si d’un point de vue historique et historiographique les sources divergent, l’œuvre du comte de Barcelos reste dans la lignés des chroniques générales de l’Espagne. La chronique s’inscrit dans la tradition de l’époque. On assiste à un renouveau dans le domaine de l’histoire avec l’arrivée d’Alphonse le Sage en Castille. Rappelons que Alphonse X fera ainsi produire deux grandes compilations historiographiques, La  Estoria de Espana , et une histoire universelle: 1′ Historia Général . Ceci entre 1270 et 1284, avec en cours de nombreuses réécritures.
Dans ce contexte La Chronique de 1344 est significative car on l’auteur y a un point de vue extérieur, Don Pedro des Barcelos substitue le point de vue des chroniques castillanes pour le siens et interprète les sources en contradiction avec les siennes.
La chronique, a pour singularité d’être systématiquement hostile à la dynastie de Castille et est donc très intéressante car montrant un histoire parfois différente de l’histoire officielle castillane. Le texte suit donc un certaine vision, et certains épisode de l’histoire sont donc plus favorable au Portugais à tord ou à raison.
La chronique imite les classiques historiques de l’époque. L’auteur comme l’exprime Luis Filipe Lindley Cintra se place comme un disciple du processus de compilation des écoles Castillanes de la fin du XIII. Mais entre les chroniques héritières de la compilation alphonsines et notre chronique, il y a une distance temporelle et géographique importante. La connaissance de historiographie castillane de Don Pedro n’est pas aussi bonne que cela; comme le montre les principales refondateurs de la Estoria Alfonsi qui suivront. Il admirait la conception en chroniques de cette histoire mais n’en fait la pas la sienne… Les matériaux qu’il utilise sont chaotiques puisque ne faisant pas partie des chroniques générales. La chronique suit un chemin étrange:
Elle commence par une généalogie de l’histoire universel basé sur Eusebio-Jéronimo , puis passe à une généalogies des rois goths et Astur-leonnais venant du Liber Regum et de Pelayo Ovetense. La généalogie  va jusqu’à Alphonse 11. Puis subitement on transcris l’histoire de l’Espagne de al ­Razi , qui commence par une minutieuse description géographique de la péninsule. Apres avoir traites les villes, leurs territoires et les fleuves; cela s’interrompe pour énumérer les rois Visigoths jusqu’à Vitiza par l’intermédiaire  du Liber regum et de Pelayo. Puis on retourne a al Razi pour d’écrire dans le détail le règne  de Rodrigue, l’invasion et un résumé des émirs  d’Al Andalus.
Ensuite on revient encore sur le Liber Regum et Pelayo Ovetense pour une liste puis la généalogie de divers rois d’Espagne jusqu’à Alphonse XI.
Don Pedro montre sa curiositי historique et ses limites comme historien, les sources à l’origine de la création de la chronique n’ont pas été choisi avec soin et l’organisation de celle-ci, dans un contexte chronologique fait défaut. Mais on nous montre une histoire différente…

A)Histoire de la Chronique avant l’édition étudié

Notre édition n’aurais jamais vu le jour sans le travail de Ramon Menendez Pidal (L’ouvrage lui est dédié). Cet homme posséda une  importance capitale dans l’histoire de l’étude de cette source en Espagne. Il souligna l’importance de celle-ci.
La chronique lui apparaissait alors comme l’un des piliers fondamentaux de l’histoire romancée du XIII et XIV avec la primera Cronica général de Espana. Dès lors (nous somme en 1906-1907), il commença a préparer l’édition du texte. Entre 1932 et 1936, au moment ou le centre d’étude historique de la Junta était a son maximum d’activité, il en projeta la publication en même temps qu’il préparait la Historia de la lengua espanola y epopeya y romancero. Occuper par ce dernier travail et la guerre civile naissant, le centre d’Etude historique de la Junta dans lesquelles il travaillait fut fermé avant que le texte puisse être publié.
En parallèle, entre 1947 et 1950, Luis F. Lindley Cintra, prépara la Cronica geral de espanha de 1344, d’après son texte portugais. Il fit un examen rénover des relations entre les différentes variantes des chroniques générales du XIII et XIV eme siècle.
Cela revitalisa l’intérêt de Menendez Pidal pour cette chronique: Grâce a la création d’un séminaire historique dans l’institut de culture hispanique, il va rencontrer des collaborateurs pour l’édition de la chronique: M. Munoz Cortès et Gomez Pèrez qui alternèrent la recherche de variantes de la chronique avec  un nouveau projet d’édition de la Primera Cronica General.
L’édition sur laquelle on travailla à l’époque prenait pour base le ms. U de la seconde rédaction de la chronique, la version ms. M , l’unique représentante étendue de la première rédaction restant quand même moins complète. On choisit aussi la seconde rédaction de 1400, car cela permet de travailler en parallèle de la version Portugaise, qui n’existait que pour cette date. On utilisa donc une version qui avait donc été recompilé après la mort de l’auteur On va ainsi créer une numération commune des paragraphes, etc. Ceci permettra une confrontation plus facile. Mais l’édition ne vit jamais le jour (l’institut se désintéresse de Pidal et ferme le séminaire historique en 1951).
Cependant, en 1954, on assista à la création du séminaire Ménendez Pidal à l’Université de Madrid. On publia la première chronique générale en 55 et on planifia alors l’édition de la chronique de 1344.
En 1960, revirement important grâce à D. Catalan qui se chargea de l’édition de l’époque: il croyait plus judicieux de publier la chronique sous sa forme original plutôt que de dupliquer la même version que Cintra. Il prit donc la version de Don Pedro de Barcelos plutôt que la version de la refondation (réunion des rois) de 1400. On sélectionna alors le manuscrit ms. M de la première rédaction en collant à ses pieds la version de 1400 .On relégua en appendices finals  les passages de la seconde version qui n’était pas dans la première. En 1964 on commença la version définitive (D. Catalan el M.S de Andres). On rajouta des annotations, on confronta les champs lexicaux défectueux, et les problèmes de manuscrits. Il fut décidé aussi d’illustrer chaque section en mettant en appendice les textes inédit et difficile qui était en rapport avec elle.
L’édition se base donc essentiellement sur des manuscrits .Les éditeurs on pris pour modèle le travail fait pour la version de Cintra. L’historien leur a été utile pour son raisonnement sur les origines portugaises, son identification de l’auteur, et ses conclusions nouvelles sur la position de la chronique d’un point de vue historique et historiographique.

B) Les Manuscrits, la structure de la chronique et autres précisions


La chronique fut conservé dans différent manuscrit parfois portugais ( L,P,Li,Ev, et le fragment C) ou espagnol (M,U,Q, V,S et les fragment E,o y v), que l’on peut ordonner généalogiquement. Entre la chronique de 1344 et 1400, il existe des divergences sur la forme comme sur le contenu. Les premiers Folio de la chronique était manquant, l’œuvre commence un peu avant la fin de la troisième ère du monde. Elle se termine à la fin de règne d’Alphonse VII, quand l’empereur divise le royaume entre ses fils.
Des  différences certaines même si la structure reste la même… On sent l’influence de la Estoira de Espana elle même sur laquelle se base la rédaction de 1400. Mais Les différences marquées se situe surtout au niveau des généalogies .Les contenue entres les deux versions concorde a
Partir du règne de Ramiro l, on a supprimer par contre tout ce qui n’était pas l’histoire de la péninsule géographique: l’histoire des rois de Sicile, Bretagne, Angleterre, France et Napolitaine qui suivait l’histoire de Navarre et d’Aragon de la Chronique de 1344.
La chronique de 1400 marque en fait une volonté de transformer la chronique en une chronique générale de l’Espagne alphonsines. On  supprime donc ce qui est tradition antique de généalogie universel et on complète l’histoire de la péninsule, d’informations importantes réunies à l’Epoque d’Alphonse X et en complétant les parties ou l’auteur n’avait pas utilisé la forme des chroniques. Mais la vision de Don Pedro n’en parait donc que plus intéressante d’un point de vue historique.
L’origine Portugaise de la chronique à été démontré par Cintra, dans la chronique existe des « Portuganisme », des formes bizarres pour certains mots. Les interprétations sont diverses… La chronique a pu être écris en s’inspirant de sources portugaises plus anciennes, écrite en portugais ou , gaélique, ou bien le copieur pouvait être portugais …
On ne peut donner de préférence. Pour expliquer son résonnement, Cintra s’appuie donc sur les erreurs de traduction : dans les manuscrits apparaissent des phrases et mots sans aucun sens, qui peuvent traduire la mauvaise compréhension d’un texte portugais. Le seul problème est alors de savoir si les sources·à l’origine étaient portugaises ou si la chronique fut écrite en portugais. Pour résoudre se questionnement, Cintra se basa sur les , morceau de la chronique qui viennent sans aucun doute du Portugal: la Cronica del moro Rasis, traduite par Gil Pérez. Ils analyse ainsi les différent  manuscrit en faisant une étude comparative des fautes, la version Z (l’original de Mss Portugaises de la seconde rédaction est la seule a être juste) qui  est donc la traduction direct en portugais de l’arabe de la chronique d’al Rasi alors que la M (Version castillane de la première chronique) et la W (mss castillane de la seconde chronique) sont des traductions ultérieurs.

On peut quand même admettre la possibilité d’un intermédiaire castillan commun entre la traduction original de la Chronique de Rasis et les  Versions M,W,Z, dans le cas ou la chronique serait une œuvre écrite originellement en castillan. Cintra pense que notre source a été écrite en portugais  du fait que l’on retrouve les formes portugaises  et les erreurs de de traduction dans d’autres manuscrits ou il y a des passages dérivés de la chronique de al Rasis comme la X, prototype de la seconde rédaction a l’origine de W et Z et de Y.
De plus on peu noter un certain esprit portugais dans la chronique, souligné par certains régionalisme dans la narration, et certains détails ou signes dans le texte qui on une valeur pour le Portugal. La même tendance régionaliste se note dans la version de 1400 ou dans les louanges de l’Espagne, des localités portugaises.
Ceci explique donc aussi le choix de Cintra pour le choix l’auteur. C’est encore lui qui pose l’hypothèse que l’auteur de la première rédaction fut le comte Don Pedro Alfonso de Barcelos. Il apparaît totalement crédible qu’il puisse être l’initiateur d’une chronique Général portugaise du temps de Alphonse IV du fait de l’affection historique et littéraire de son père Don Dinis. Cintra proposa le conte après étude, confrontation de la chronique de 1344 avec son livre des Lignages el livro das Linhagens » … De plus, la Chronique du Maure Rasis fut traduite sous les ordres de son Père Don 1 Dinis …

Nous avons donc essayer ici de faire une présentation assez complète de la Chronique de 1344 du comte Pedro Alfonso de Barcelos. C’est une source originale, jamais étudiée en France, traduite et éditée en Espagne mais sur laquelle on a très peu travaillée. Cette chronique parait pourtant être une œuvre significative et une intéressante alternative au textes castillans car ne provenant pas de la même région et du même pouvoir politique. Une oeuvre sans doute moins habile, moins belle que celles du pouvoir Castillan, mais qui utilisa des sources musulmanes et montra ainsi l’existence de courants historiques et historiographiques diffèrent au  moyen age. Il serait donc intéressant de voir quelles furent les influences de la Castille dans le texte même de la chronique et qu’elle est la position de l’auteur dans celui-ci, ainsi que la vision du monde que l’auteur veut défendre.

RM

Année 2005/2006

ANNEXES

(1 ) Voir GUICHARD Pierre, De la conquête Arabe à la reconquête, Grandeur et fragilité d’Al Andalus, Fondation El Legado Andalusi, Pierre Guichard, Grenade, 2000.

(2) Les forces chrétienne furent cependant écrasées par les almoravides la bataille de Zalaca en 1086, qui freina pour un temps cette avancée.

(3) Voir Menjot Denis, Les Espagne Médiévales 409-1474, Hachette Livre, Paris, 2001

(4)Création de la « province portugaise» de l’ordre de Santiago en 1313, maîtrise de l’ordre D’Avis (branche portugaise de l’ordre de Calatrava) …

(5) Voir LE GOFF Jacques, Les Intellectuels au Moyen Age, Paris, Editions du seuil, 1957 :
A partir de 1200 (Charte de l’université de Paris), se développe en Europe un certain dynamisme intellectuel. Les lettrés ne sont alors plus seulement des religieux mais constitue un certain nombre de personnes appelées à devenir des hauts fonctionnaires d’un état en pleine expansion. Certes ces personnes reste en étroites relations avec l’église mais sont aussi formé pour dans d’autres buts, politique ou commercial. Le développement de la création d’université ne fera alors que grandir jusqu’au XIV ème siècle ou le phénomène s’est étendu à toutes l’Europe. Si Les universités avaient à leur début un caractère international, on assiste ensuite à une nationalisation de celle ci, une nouvelle géographie va se former. En Espagne, avec la reconquête, et tout l’effervescence qu’elle implique, se forme de nouvelles universités qui sont alors créer de façon non spontanée comme se fut le cas avec celle de Paris, Bologne ou Oxford. Elles sont soutenues, voir financer par les souverains et les papes. Ainsi Alphonse IX de Léon crée l’université de Salamanque entre 1220 et 1230, celle ci sera définitivement assise par la charte d’Alphonse X le sage en 1254 et confirmé par la bulle du pape Alexandre IV. D’autre université seront crées: Lisbonne et Coimbra vers 1290, Mérida en 1300, Perpignan en 1350, et Huesca en 1354 …

(6)Voir FONTAINE Jacques, Isidore de Séville, Genèse et originalité de la culture hispanique au temps des Wisigoths, Brepols publishers N.V. Turnhout, Belgique, 2000.

(7) Le genre de la chronique est l’une des formes nouvelles que le christianisme avait donnée à une histoire universelle héritière du monde hellénistique puis de l’empire romain. Juifs puis chrétiens ont ainsi œuvré pour donner une importance primordiale dans leurs chroniques à l’histoire biblique, en établissant des synchronismes entre histoire de J’ancien et nouveau testament et les différentes civilisations qui ont succédé aux livres de religieux.

(8)Voir PICARD Christophe, Histoire du Portugal et de l’Espagne occidentale à l’époque musulmane (début VIIIe-milieu XIIIe siècle), Paris, Librairie Orientaliste Paul Geuthner, 1991

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Université Lumière Lyon 2

Ecole des hautes études en sciences sociales
Ecole normale supérieure Lettres et sciences humaines
Université Jean Moulin Lyon III / Université de Savoie (Chambéry)
Avec le concours du C.N.R.S. (U.M.R 5138 et 5648)
Et de l’Ecole nationale des chartes

MASTER
HISTOIRE ET ARCHEOLOGIE COMPAREES DES SOCIETES MEDIEVALES

(Mondes Musulmans et Chrétiens)

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